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PRESENTATION GENERALE

La Licence Professionnelle de type Matériaux/Procédés s’inscrit dans le cadre de l’évolution de l’offre de formation de l’Université de Perpignan Via Domitia (UPVD) initiée en 2003 lors de la mise en place de la réforme LMD. Il s’appuie sur le fort développement au niveau national et international des traitements de surfaces. En effet, les traitements de surface, dont les premiers se sont imposés industriellement il y a une vingtaine d’année environ, sont en plein essor dans un grand nombre de secteurs d’activité tels que la micro-électronique, le photovoltaïque, le domaine des capteurs, l’aéronautique, l’automobile, l’optique, l’outillage, la métallurgie, la décoration.


On entend par traitement de surface le terme général désignant une modification structurelle superficielle des matériaux, la modification de structure n’étant pas, en général, homogène suivant l’épaisseur. Elle a pour but une modification drastique des propriétés de surface des matériaux qui constituent la structure. De nombreuses techniques permettant ces modifications de la surface pour mieux la fonctionnaliser sont dorénavant utilisées. Elles font aussi bien appel aux techniques par voie liquide (bains électrolytiques pour le chrome dur et sol/gel sur écrans) que par voies sèches (projection thermique de couches barrières thermiques ou dépôt chimique en phase vapeur pour dépôts durs).

Parmi les procédés très largement utilisés industriellement, citons les procédés plasmas qui sont employés aussi bien pour l’élaboration ou la gravure des microprocesseurs que pour la réalisation de films à caractère tribologique pour l’abaissement de la consommation énergétique des systèmes mécaniques et bien évidemment, dans un marché en essor exponentiel depuis 10 ans, pour la réalisation de cellules photovoltaïques. L’économie ou la production d’énergie passent par le nécessaire développement de ces technologies. A titre indicatif, et spécifiquement pour les traitements de surfaces sous vide, le volume d’affaire mondial (Turnover) représentait déjà en 2001 environ 500 Millions de Dollars pour les produits revêtus de l’outillage et 500 G$ pour l’automobile. Pour le cas des applications liés au frottement (limitation de la consommation énergétique, augmentation des durées de vie), on estime que le remplacement des pièces d’usure, nécessitant donc des revêtements protecteurs, représente environ 3% de notre PIB. Devant le fort besoin, du fait du développement économique et de la mise en place de nouvelles technologies dans le domaine, les coûts liés aux matériels (procédés, mesures) vont baisser ce qui facilitera encore le développement des traitements de surface. Enfin, les normes liées à la protection de l’environnement (ISO 14000) devenant de plus en plus contraignantes faciliteront à leur tour l’émergence des techniques propres telles que les traitements par voies sèches qui doivent supplanter la voie électrolytique par exemple (suppression du chrome dur électrolytique au niveau européen au-delà de 2006). Spécifiquement pour le domaine stratégique et très réactif du photovoltaïque, on vise actuellement i) à remplacer les voies liquides de traitement de surfaces par bains acide et basique par des méthodes plasma (voie sèche) et ii) à trouver des alternatives aux gaz toxiques issus des technologies de la microélectronique pour limiter leur impact environnemental.

Finalement, cette formation s’insère dans la politique locale de développement des matériaux et procédés pour l’énergie via les relations étroites entre l’UPVD et le laboratoire PROMES (PROcédés Matériaux et Energie Solaire CNRS) au travers, i) de la mise en place de la plateforme PEGASE (PROMES), ii) de l’UMS CARTECH, plateforme de démonstration sur les énergies renouvelables (PROMES/UPVD), iii) du Projet SOLSTICE  – Solaire : Sciences, Technologie et Innovation pour la convversion de’Energie iv) de partenariats privilégiés avec les industriels régionaux (SEMCO Eng., QUALIFLOW THERM, COATING PLASMA INDUSTRIE, MIDISCIENCE, …) et nationaux et internationaux (HORIBA, HEF, ACM, DOW CORNING, TETRAPAK, SOREVI, EADS, …) moteurs de la filière (cf. dossier lettres de soutien) et v) des compétences des professionnels (Centre commun de Caractérisation de la Matière (C2M) de l’UPVD) et enseignants de l’UPVD et de PROMES, acteurs locaux du projet.

Objectif de la formation :

L’objectif de la formation à caractère technique proposée est de former des assistants ingénieurs (niveau L), cadres intermédiaires spécialistes des technologies associées aux traitements de surfaces, aussi bien aptes à mettre en œuvre (élaboration/méthode de contrôle) ou gérer des parcs de réacteurs, qu’à utiliser les premiers moyens de caractérisation des matériaux ou des bancs de mesures de propriétés.

Il s’agit d’une formation à finalité professionnelle, sans poursuite d’études à priori. Les diplômés seront ainsi destinés à être employés en PME/PMI, sous traitants des grands groupes ou traiteurs à façon, dans les centres R&D des grandes entreprises industrielles ou dans les laboratoires de recherche étatiques.

A côté d’un enseignement de base en procédés d’élaboration, science des matériaux et des surfaces, les étudiants recevront une formation technologique originale sur la base de l’utilisation directe de matériels existants (Bureau d’Etude Technique), aussi bien universitaires que développés en partenariat avec un laboratoire (PROMES UPR 8521 CNRS) ainsi qu’un centre universitaire commun (le Centre de Caractérisation de la Matière de l’UPVD : C2M), et mis à leur disposition.

Afin de sensibiliser les étudiants aux problèmes industriels, des enseignements portant notamment sur les nouvelles applications industrielles des traitements de surface seront dispensés par des représentants de l’industrie ou de laboratoires spécialisés. D’autre part, durant leur cursus, les étudiants seront confrontés à des cas concrets d’élaboration et d’optimisation de procédés et de matériaux définis par les partenaires industriels concernés par la formation (Projet tuteuré).

A l’issue de la formation ils appliqueront leurs connaissances durant un stage d’une durée comprise entre 14 et 16 semaines en entreprise de type PME ou grands groupes. Cette formation s’adresse plus particulièrement à des DUT ou BTS de type Chimie, Mesures Physiques, Sciences et Génie des Matériaux ou autres diplômes au niveau bac+2 compatibles avec la formation.

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